Activités physiques

Activités physiques Habitudes de vie prévention maladies chroniques

L’activité physique regroupe à la fois l’exercice physique de la vie quotidienne (à la maison, lors du jardinage, des courses, commissions et autres ravitaillements, lors du travail, de la marche, de l’usage des escaliers, des déplacements et des modes de transport), l’activité physique de loisirs, et la pratique sportive. Selon l’OMS, le sport est un « sous-ensemble de l’activité physique, spécialisé et organisé ». Outre la régularité et fréquence de l’exercice, trois paramètres semblent importants lors de l’exercice : la quantité d’énergie dépensée en mode aérobie, le pic d’intensité de l’effort et la durée de l’effort. 30 minutes d’exercices par jour durant 5 jours apportent autant de bénéfice que 3 séances de 10 minutes espacées de 4 heures dans chaque journée, 5 jours par semaine

Niveaux d’activité physique bénéfique pour la santé : recommandations

L’acronyme HEPA, (APBS en français) valorise l’activité physique bénéfique pour la santé ou health enhancing physical activity

Adultes (18 à 65 ans)

Le vélo est un moyen de déplacement actif, permettant facilement un exercice modéré de 30 min par jour

L’Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de 2 h 30 d’activité physique aérobie d’intensité modérée par semaine chez l’adulte en bonne santé. Cependant, une activité plus courte (15 min par jour) diminue déjà significativement le risque de survenue de maladies cardiovasculaires quels que soient l’âge et le sexe, par rapport à l’absence totale d’activité

Enfants et adolescents

Les précisions manquent. Les consensus sont en faveur de 60 minutes par jour, intensité modérée à élever lors de sports, jeux, ou d’activités de la vie quotidienne.

Après 65 ans

L’activité physique est considérée à ces âges comme bénéfique, mais doit être prudente et adaptée à la condition physique de la personne.

Des recommandations ont été publiées en 2007 par l’American College of Sports Medicine Association et l’American Heart Association . Outre un suivi médical, il est souvent recommandé de diversifier les activités et de les préparer par un renforcement musculaire et des assouplissements ; des exercices spécifiques d’équilibre sont utiles.

Intérêt

Exercice physique et santé du corps

La pratique d’une activité physique est l’un des facteurs souvent cités d’une bonne santé et de l’allongement de l’espérance de vie. Elle est notamment bonne pour le système cardiovasculaire et le maintien des muscles, la consommation des lipides et glucides contenus en excès dans l’alimentation des pays développés, la lutte contre le surpoids et l’obésité, etc. Le sigle APBS ou HEPA(en) traduit l’Activité Physique Bienfaisante pour la Santé (ou Bénéfique).

L’exercice physique est particulièrement important pour les enfants et adolescents afin de réduire les risques d’obésité et de surpoids .Outre la prévention des maladies cardiovasculaires, l’exercice physique semble diminuer le nombre de certains types de cancers (essentiellement cancer du sein et cancer colorectal).

Exercice physique et santé mentale

L’exercice physique est presque toujours présenté comme utile pour maintenir et améliorer la santé mentale, et de nombreuses études ont confirmé des améliorations de l’humeur et de l’estime de soi mais avec certaines limites, et sans avoir pu établir de lien clair de causalité.

Des chercheurs ont montré que la pratique de 20 à 40 minutes d’activité aérobique assez intense par jour peut diminuer l’anxiété et améliorer l’humeur pour plusieurs heures, mais ces changements sont transitoires, surviennent surtout chez les individus ayant un niveau normal ou élevé d’anxiété, et sont limités aux formes aérobies d’exercice

Les études ayant porté sur des programmes d’exercices à long terme, n’ont pas constaté d’améliorations de la santé mentale ou n’ont constaté que des effets modestes chez les individus « normaux ». Par contre des améliorations sont démontrées pour les personnes plus anxieuses et/ou dépressives et une pratiques a priori opposée (relaxation) peut avoir des bénéfices au moins comparables pour diminuer l’anxiété ; Selon les données cliniques disponibles les avantages psychologiques apportés par l’exercice sont comparables aux gains obtenus avec les formes standard de psychothérapie.

Inversement l’exercice physique uniquement pratiqué pour lui-même et de manière très intense ou compulsive, peut aussi nuire à la santé mentale, par exemple quand il entraine une dépendance excessive à l’activité physique ou sportive, alors souvent associée à des troubles de l’humeur et de la socialisation, une alimentation déséquilibrée, une anorexie ou boulimie, des comportements de dopage, voire à une détérioration de la santé physique. Chez l’athlète, le culturiste ou le joggeur un entraînement trop intense (surentraînement) peut induire une perturbation importante de l’humeur voire le syndrome de staleness (détérioration des performances physiques et intellectuelles et à des troubles du comportement, du sommeil, pouvant conduire à la dépression clinique), peut être en lien avec un dysfonctionnement du système hypothalamique. Une pratique de plus de dix heures de sport par semaine pourrait conduire à un surmenage de l’activité cérébrale.

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