6. Diagnostique / dépistage

COVID-19

6.1 Diagnostique clinique

Critères de diagnostic / Définition de cas

Comment détecter une infection au nouveau coronavirus ?

Critères de diagnostic

Le diagnostic se fait sur des critères cliniques :

  • Symptômes aigus des voies respiratoires (par ex. toux, maux de gorge, souffle court)

         et / ou

  •  fièvre, ou sensation de fièvre ou douleurs musculaires.

Qu’est-ce qu’on appelle un Cas suspect ?

Toute personne présentant une infection respiratoire (fièvre, toux ou difficultés respiratoires) avec histoire de voyage ou résidence dans un pays ou territoire qui a rapporté une transmission locale de cas de COVID-19, au cours des 14 derniers jours précédant l’apparition des symptômes.

Ou

Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant l’une des expositions suivantes : 1. Contact étroit* d’un cas confirmé de COVID-19 ;

2. Personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est-à-dire un voyage ou séjour dans une zone d’exposition à risque) qu’un cas confirmé.

Qu’est-ce qu’on appelle un Cas confirmé : une personne symptomatique ou NON avec confirmation au laboratoire de l’infection au « COVID-19 ».

Qu’est-ce qu’on appelle un Cas probable : c’est un cas suspect pour lequel le test pour la « COVID-19 » n’est pas concluant ou est testé positif en utilisant un test pan-coronavirus et sans preuves de laboratoire à d’autres pathogènes respiratoire, toute personne sans symptômes :

Qu’est-ce qu’on appelle un contact :

Toute personne sans symptômes :

Ayant séjourné dans un autre pays avec transmission active dans les 14 derniers jours à compter du dernier jour de séjour dans ces zones ;

Ou ayant utilisé le même moyen de transport avec un cas confirmé de COVID-19,

Ou ayant déclaré avoir été en contact avec un cas confirmé de COVID-19 dans une période de 14 jours à compter du dernier contact non protégé.

Tout contact sera suivi pendant une période de 14 jours. Ce suivi sera fait en prenant les actions suivantes :

  • Disponibiliser un thermomètre pour chaque contact depuis l’aéroport si le contact est détecté à ce niveau, pour auto prise de température journalière ;
  • Remplir une fiche de suivi de contact journellement pour tous les contacts pendant 14 jours (voir la fiche de suivi des contacts en annexe 3) ;
  • Limiter le déplacement des contacts et leurs voyages. Leur suivi sera fait par téléphone ou par la visite à domicile ;
  • Considérer comme un cas suspect tout contact développant des symptômes dans la période de 14 jours à compter du dernier contact non protégé ;
  • Recenser et suivre les contacts pour tout cas probable ou confirmé nouvellement identifié ;
  • Reprendre le suivi tout contact qui s’exposera à nouveau
  • Les cliniciens doivent également être conscients de la possibilité de présentations atypiques chez les patients immunodéprimés.

https://anss-guinee.org/

Info Box : Traçage des chaînes de contacts

La recherche des contacts qu’ont eus les malades avant d’être diagnostiqués est une méthode importante pour les autorités sanitaires afin de prévenir ou retrouver d’éventuels autres malades et limiter la chaîne de transmission.

Coronavirus 2019-nCoV : le point sur la situation en France et dans le monde

Par Stéphane KORSIA-MEFFRE1/2020

https://www.vidal.fr/actualites/24245/coronavirus_2019_ncov_le_point_sur_la_situation_en_france_et_dans_le_monde/

Info Box : Premier contact au niveau de la communauté (CS, cabinet médical) – Arbre décisionnel simplifié

  1. Diagnostic Laboratoire

6.2.1 Vidéos éducatives tests dépistage

Comment fonctionne le test de dépistage du Coronavirus Covid-19 ? – Hôpitaux Universitaires de Genève (1 :49 min)

Comment se passe un test de dépistage du coronavirus ? France 3 Nouvelle-Aquitaine

(1 :41 min)

Anglais

COVID-19 Diagnostics: Performing a Nasopharyngeal and Oropharyngeal Swab – AMBOSS: Medical Knowledge Distilled (3 :54 min)

6.2.2 Infographies/Graphiques tests de détection coronavirus

https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-cinquieme-jour-de-confinement-en-france-plus-de-11000-morts-dans-le-monde-suivez-notre-direct-21-03-2020-8284857.php

Comment fonctionnent les test de détection Coronavirus

https://www.compoundchem.com/coronavirus/

https://www.compoundchem.com/coronavirus/

https://www.compoundchem.com/coronavirus/

Santé.fr – Ministère des Solidarités et de la Santé

https://sante.fr/recherche/s-informer/coronavirus/Autour%20de%20moi?sort=date

https://sante.fr/coronavirus-covid-19-questions-et-reponses-sur-les-tests-de-depistage

http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/une-question-en-sante/questions-frequentes/tests-depistage-covid-19/

https://www.normandie.ars.sante.fr/coronavirus-covid-19-les-differents-types-de-tests

https://www.france24.com/fr/20200805-pcr-tdr-elisa-quels-sont-les-tests-de-d%C3%A9pistage-du-covid-19

https://www.topsante.com/medecine/maladies-infectieuses/zoonoses/test-covid-pcr-salivaire-sanguin-635661

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2623965-coronavirus-test-pcr-nasal-serologique-gratuit-prix-salivaire-rapide-resultats-ordonnance-pharmacie-sans-rdv/

Si on souffre de symptômes de la grippe, doit-on demander automatiquement un test du COVID-19 ?

Tout dépend de votre situation et des critères qui sont appliqués à ce moment pour les tests de dépistage.

Lapresse.ca/covid-19

Quelle est la stratégie des autorités sanitaires pour le test en Guinée ?

 

Guide national de prise en charge des cas de maladie a coronavirus (COVID-19), OMS/SOGUIPIT,4/2020

 

Le diagnostic biologique repose sur la mise en évidence du SARS-CoV-2 par la technologie RT-PCR (amplification génique après transcription inverse) sur des frottis    oropharyngés ou nasopharyngés.

En Guinée, cinq laboratoires peuvent actuellement faire le diagnostic de COVID-19 par la technologie RT-PCR à savoir :

  • Le laboratoire de l’Institut de Santé Publique (INSP)
  • L’Institut Pasteur de Guinée
  • Le laboratoire de l’Institut de Recherche de Biologie Appliquée de Guinée de Kindia (CREMS).
  • Laboratoire de fièvre hémorragique virale (LPFHG)
  • Laboratoire du centre de recherche et de formation en infectiologie (CRFIG)

Les conditions de prélèvements :

  • Utiliser des EPI appropriés pendant la procédure de collecte (blouse, masque, gants et lunettes de protection).
  • Avoir une expérience ou une formation préalable
  • Faire des prélèvements nasopharyngés ou oropharyngés – Prélever des échantillons dans les meilleurs délais.
  • Transporter dans un triple emballage recommandé par l’OMS
  • Transporter les échantillons dans un laboratoire de haute sécurité ou dédié.

Pour la biologie standard, il est nécessaire de faire des prélèvements sanguins pour une prise en charge optimale des malades et pour des fins de santé publique et de recherche.

Ces examens sont : hémogramme complet, urée, créatininémie, transaminases, créatine kinase (CK MB), C-Reactiveproteine (CRP), lacticodéshydrogénase (LDH), glycémie, hémoglobine glyquée, ionogramme sanguin, pro calcitonine (PCT), gazométrie, hémocultures, D-Dimères,

TroponineIc, ou ultrasensible, TP, TCA, Fibrinogène, INR (pour les patients initialement sous Sintrom 4mg ou Préviscan).

Ces examens doivent être réalisés dans un laboratoire de biosécurité.

Collecte et manipulation des échantillons de laboratoire de patients suspects de COVID-19 ?

Tous les échantillons prélevés pour les enquêtes en laboratoire doivent être considérés comme potentiellement infectieux. Les travailleurs de la santé qui collectent, manipulent ou transportent des échantillons cliniques doivent respecter rigoureusement les mesures de précaution standard et les pratiques de biosécurité suivantes afin de minimiser la possibilité d’exposition aux agents pathogènes.

Source :
Orientations de l’OMS pour la PCI – Contexte du COVID-19

Pourquoi ne plus tester tous les patients avec symptômes ?

Devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de sujets contacts est devenue inutile.

Tester tous les patients présentant des symptômes ou non conduirait à saturer la filière de dépistage alors que pour les cas graves, le personnel soignant et les structures collectives de personnes fragiles, le dépistage permet toujours de prendre des mesures immédiates (par exemple pour prévenir la diffusion du virus au sein d’un hôpital lorsqu’un patient est hospitalisé).

Le décompte des cas ne se fonde plus uniquement sur les cas diagnostiqués biologiquement, mais sur des estimations épidémiologiques, comme cela se fait pour la grippe tous les ans (nombre de consultations, nombre de cas graves ou de décès…).

Ces modifications reflètent donc une volonté d’adapter la réponse en fonction de l’évolution de la propagation du coronavirus dans les différents territoires.

Gouvernement.fr/info-coronavirus

Martinique.gouv.fr

Info Box :

Considérations pour les pays confrontés à la transmission communautaire

 ?

Selon l’OMS face à la transmission communautaire sur de vastes zones du pays, les laboratoires devront être préparés à l’augmentation significative du nombre d’échantillons qui doivent être testés pour la COVID-19.

Les contraintes liées aux tests doivent être anticipées et une hiérarchisation des priorités sera nécessaire pour assurer le plus grand impact sur la santé publique de la réduction de la transmission en utilisant les ressources disponibles.

La planification doit inclure la préservation des tests de laboratoire critiques pour d’autres maladies et les activités de surveillance essentielles.

Source :
Orientations de l’OMS pour la PCI – Contexte du COVID-19

Comment se fait le Suivi des indicateurs de dépistage ?

Les pays devraient suivre la quantité et les résultats des tests et envisager de faire rapport à l’OMS.

Les indicateurs pourraient inclure le nombre de cas de SARI / SG déclarés (par rapport aux années précédentes au cours du même mois / semaine), le nombre de patients testés pour COVID-19, le nombre de patients dont le test est positif pour COVID-19, le nombre de cas suspects testés cas pour 100 000 habitants et le nombre d’admissions en USI pour COVID-19

Source : Orientations de l’OMS pour la PCI – Contexte COVID-19

Qu’est-ce qu’on fait pour orienter les cas suspects en provenance :

  • Port autonome de Conakry au CT-Epi Donka
  • Ports maritimes de Boké (Kamsar et Katougouma) au CT-Epi de l’hôpital régional de Boké

Dès la réception de l’alerte :

  • Préparation et l’envoi de l’ambulance médicalisée ;
    • Mobilisation de l’équipe identifiée pour réaliser le transfert (ambulancier, médecin ou infirmier)
    • EPI du personnel de l’ambulance : masque de protection respiratoire (type FFP2), lunettes de protection, surblouse, gants à usage unique, SHA.
    • Vérification des patients s’il porte un masque chirurgical
  • Informer l’équipe soignante de l’arrivée d’un cas suspect
  • Prévenir l’heure d’arrivée de l’ambulance au CHU Donka pour que l’équipe soit prête à le recevoir. https://anss-guinee.org/

Info Box: Laboratoire – Professionnels de santé

À retenir pour les professionnels de santé – Un thermocycleur utilisé pour la PCR

France : Un test diagnostique spécifique a été développé par les Centres nationaux de référence des virus des infections respiratoires de l’Institut Pasteur afin de détecter ce nouveau virus sur des prélèvements d’origine respiratoire.

Test diagnostique (Exemple)


Un thermocycleur utilisé pour la PCR.

En savoir plus sur les tests biologiques utilisés : Test diagnostique du SARS-CoV-2.

Quand la covid-19 est suspectée chez une personne (même symptomatique) un test par RT-PCR quantitative permet de confirmer l’infection par le SARS-CoV-2 (ex 2019-nCoV)53. La RT-PCR n’a pas une sensibilité de 100 %, notamment en début d’infection.

La détection de l’ARN viral nécessite un certain temps, car plusieurs étapes sont nécessaires pour détecter l’ARN :

  1. Extraction de l’ARN viral ;
  2. Transcription inverse : ARN viral transcrit en ADN (20 minutes) ;
  3. Dénaturation (3 minutes) ;
  4. Cinquante cycles d’amplification de PCR (37 minutes) ;
  5. Interprétation de la courbe de fluorescence.

Néanmoins, devant l’augmentation du nombre de cas, le gouvernement français indique que la recherche systématique de contacts est devenue inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage au détriment des cas graves et structures collectives de personnes fragiles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_%C3%A0_coronavirus_2019

Info Box : Réponse sérologique

Une étude remarque que les IgG apparaissent un ou deux jours seulement après les IgM soit de façon beaucoup plus rapide qu’habituellement.

Un titre anticorps IgG et IgM élevé serait indépendamment associé à une gravité de la maladie120.

Marqueurs biologiques pronostiques

Interleukine

Des indicateurs d’inflammation ont été recherchés chez des patients légers, graves et critiques, pour discriminer rapidement ceux dont la pneumopathie pourrait évoluer vers une forme sévère ou mortelle. Les critères associés à la gravité de la maladie étaient l’âge, le récepteur de l’interleukine-2, de l’interleukine-6, de l’interleukine-8, de l‘interleukine-10, le facteur de nécrose tumorale α , la protéine C-réactive, la ferroprotéine, la procalcitonine, la numération des globules blancs, la numération des lymphocytes, la numération des neutrophiles et la numération des éosinophiles, avec en conclusion un risque maximal pour les plus de 67 ans, avec un taux d’interleukine-2 supérieure à 793.5 U/mL, de CRP supérieure à 30.7 ng/mL, de ferroprotéine supérieure à 2252μg/L, une leucocytose supérieure à 95 × 108 /L ou un nombre de neutrophiles dépassant 7 305 × 106 /L.

Un niveau élevé d’IL-6 à l’admission serait associé à une manifestation clinique sévère.

Une étude montre une présence de l’ARN viral dans le sang et que la charge virale est directement corrélée avec le taux sanguin d’interleukine 6, ce qui fait de cette molécule un marqueur pronostique important. Le taux de CRP semble être en rapport avec une réaction inflammatoire inappropriée du foie.

Lymphocyte

Une étude semble montrer que le taux de lymphocytes est un moyen efficace et un indicateur fiable pour la classification et le pronostic de la maladie : durant le passage d’une forme bénigne vers une forme grave, le taux de lymphocyte sanguin diminue et reste bas. Au moment où l’état du malade s’améliore, le taux de lymphocyte sanguin remonte vers des taux normaux. Les patients ayant moins de 5 % de lymphocytes par rapport aux normes, avaient souvent un mauvais pronostic. Une autre étude confirme l’existence d’une corrélation élevée entre le taux des lymphocytes sanguins et la progression de la maladie. Pour les auteurs de cette étude, le lymphocyte est la cellule clé de la pathologie du SARS-Cov-2.

D-dimère

L’augmentation des D-dimères est un signe de gravité ainsi que l’augmentation de la créatinémie. Ce marqueur est aussi retrouvé dans cette publication qui a été étudié les facteurs de risque chez les patients décédés de Covid-19 pour un taux supérieur à 1 microgramme par ml.

Charge virale

La persistance d’une excrétion virale par l’épithélium nasal est aussi un facteur de risque. Toutes les personnes dans une étude comprenant 171 personnes admises en USI avec 53 décès ont gardé une charge virale jusqu’à la fin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_%C3%A0_coronavirus_2019

Info Box : Biologie – Changements autres paramètres du sang

Diagnostic – Article détaillé :
Test diagnostique du SARS-CoV-2.

Biologie

Les signes biologiques les plus importants car semblant en rapport avec la gravité de la maladie sont :

lymphopénie (inférieure à 1 500 lymphocytes par ml) retrouvés dans 83 % des cas ; une lymphocytopénie est très souvent présente chez des patients en état critique. La lymphocytopénie est une caractéristique importante des patients gravement malades infectés par le SARS-CoV, car une invasion ciblée des lymphocytes par des particules virales du SARS-CoV endommage la composante cytoplasmique du lymphocyte et provoque sa destruction. La lymphocytopénie était également courante chez les patients gravement malades infectés par le MERS, qui est le résultat de l’apoptose des lymphocytes. Il semblerait que la gravité de la lymphocytopénie reflète la gravité de l’infection par le SARS-CoV-2 ;

thrombopénie (inférieure à 150 000 plaquettes par ml) dans 36 % des cas ;

leucopénie (inférieure à 1 500 leucocytes par ml) retrouvés dans 33 % des cas.

Les autres anomalies évaluent le retentissement de l’infection virale sur les différents organes (cœur, rein, foie) : on peut retrouver une cytolyse hépatique modérée (transaminase légèrement augmentées) ; le taux de procalcitonine est normal ; les lactates déshydrogénases et la créatines kinases peuvent être augmentés87.

Une aggravation de la maladie se traduit par l’aggravation de la lymphopénie avec aggravation de la leucocytose.

La présence d’une charge virale sanguine (assez fréquente lors de maladies à coronavirus) semblerait être un facteur de gravité. Elle invite aussi à une bonne gestion des dons de sang faits pour les transfusions.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_%C3%A0_coronavirus_2019

6.3 Imagerie médicale

Comme le fait remarquer le professeur Christine Jenkins, responsable de la Fondation australienne des maladies pulmonaires et expert en pneumologie, la particularité des pneumopathies virales est leur propension à atteindre tout le poumon alors que les pneumopathies bactériennes ont souvent localisées à un lobe pulmonaire. La pneumopathie virale à SARS-Cov-2 atteint très rapidement ensemble des 2 poumons

La pneumopathie évolue via quatre stades au CT-scan :

  1. stade précoce (jusqu’aux quatre premiers jours) ; avec opacités en verre dépoli (GGO) comme principale anomalie pulmonaire, mais n’apparaissant que chez certains patients. Ces opacités sont alors sous-pleurales, touchant le lobe inférieur des poumons. Elles sont à ce stade plus souvent unilatérales ;
  2. Stade progressif (cinq à huit jours) ; les GGO deviennent bilatérales et multilobaires et des bandes opaques en inter-lobaire apparaissent ;
  3. Stade maximum (dix à treize jours) ; les GGO diminuent d’intensité mais l’intensité des bandes inter-lobaires augmente ;
  4. Stade de résorption (≥14 jours) ; résolution minimum des opacités, seules subsistent les bandes inter-lobaires. Chez les patients se rétablissant d’une pneumonie au SARS-Cov-2 (sans détresse respiratoire sévère au cours de l’évolution de la maladie), les anomalies pulmonaires au scanner thoracique ont montré la plus grande gravité environ dix jours après l’apparition initiale des symptômes.

Généralement, plus la maladie avance, plus les opacités linéaires, un motif de pavage fou » et/ou un signe de « halo inversé sont présents sur l’image.

Chez les sujets asymptomatiques ou encore symptomatiques (c’est-à-dire à un stade infra clinique) le scanner (tomodensitométrie ou TDM) montre néanmoins des changements précoces dans les poumons (opacités en verre dépoli unilatérales).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_%C3%A0_coronavirus_2019

6.4 Diagnostique D

ifféren

tiel

 

L’utilisation d’un kit permettant de détecter plusieurs agents pathogènes responsables des maladies respiratoires a révélé un taux élevé d’infections par le virus de la grippe, représentant 28,5 % de tous les cas suspects d’infection par le SARS-CoV-2.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_%C3%A0_coronavirus_2019

Clinique Examens
Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS)
Absence de contact avec une personne atteinte du Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Les symptômes gastro-intestinaux et les symptômes des voies respiratoires supérieures semblent être moins fréquents pour la Covid-19.

Réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse positive (RT-PCR) à l’ARN viral du MERS-CoV.

Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)
Plus aucun cas depuis 2004.

Absence de contact avec une personne atteinte du Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Les symptômes gastro-intestinaux et les symptômes des voies respiratoires supérieures semblent être moins fréquents pour le Covid-19.

RT-PCR positive à l’ARN viral du SARS-CoV.

Grippe
Absence de contact avec une personne atteinte du Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Pas de différenciation clinique entre la COVID-19 et la grippe.

RT-PCR positive à l’ARN viral du virus de l’influenza A ou B.

Pneumonie communautaire
Absence de contact avec une personne atteinte de la Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Pas de différenciation clinique entre le Covid-19 et les infections des voies respiratoires d’origine communautaire.

Test sanguin ou sur crachats de positive pour l’organisme responsable par PCR ou culture.

Rhume
Absence de contact avec une personne atteinte du Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Pas de différenciation clinique entre le Covid-19 et les infections des voies respiratoires d’origine communautaire.

Écoulement nasal et mal de gorge moins fréquent dans le rhume.

RT-PCR : positive pour le virus causal ou négative pour l’ARN viral du SARS-CoV-2.

Grippe aviaire à H7N9
Maladie endémique en Chine.

Malade suspect vivant dans les régions où cette maladie est endémique.

Contact avec des oiseaux infectés.

RT-PCR : positive pour l’ARN du H7.

Grippe aviaire à H5N1
Malade suspect vivant dans les régions où cette maladie est endémique.

Contact avec des oiseaux infectés.

RT-PCR : positive pour l’ARN du H5-N1.

Autres infections pulmonaires virales ou bactériennes
Absence de contact avec une personne atteinte de la Covid-19 ou absence de voyage dans une région à risque.

Pas de différenciation clinique entre la Covid-19 et les infections des voies respiratoires d’origine communautaire.

Penser à l’adénovirus ou au mycoplasme dans les sujets vivants en groupe (par exemple école ou camps militaires).

Test sanguin ou sur crachats de positive pour l’organisme responsable par PCR ou culture.

Tuberculose pulmonaire
Personne vivante en zone d’endémisme, en particulier chez les patients immunodéprimés.

L’histoire clinique est généralement plus longue.

La présence de sueurs nocturnes et de perte de poids sont des éléments cliniques très discriminants.

Opacités fibro nodulaires dans les lobes supérieurs avec ou sans cavitation à la radiographie pulmonaire.

Bactéries acido-résistantes sur culture ou à l’examen direct de crachat.

Tests moléculaires : positifs pour Mycoplasma tuberculosis.

6.5 Information retenir

Diagnostic Covid 19 : PCR sur prélèvement gorge, nez, poumon et scanner du poumon

Le diagnostic se fait sur des critères cliniques :

  • Symptômes aigus des voies respiratoires (par ex. toux, maux de gorge, souffle court)

         et / ou

  •  Fièvre, ou sensation de fièvre ou douleurs musculaires.

Les tests ne servent pas à mesurer, mais à contenir l’épidémie. En phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement. Il n’y pas de droit à être dépisté, et pas d’avantage particulier à le faire pour la population générale. Conformément aux recommandations de l’OMS qui incite dorénavant à tester massivement la population et au regard de l’évolution de l’épidémie

En Guinée, le prélèvement se fait au niveau d’un laborantin dans les conditions idéales

  • Echantillons des voies respiratoires inférieures ;
  • Echantillons des voies respiratoires supérieures.
  • Echantillons de Sérum

Tous les échantillons prélevés pour les enquêtes en laboratoire doivent être considérés comme potentiellement infectieux.

Face à la transmission communautaire sur de vastes zones du pays, les laboratoires devront être préparés à l’augmentation significative du nombre d’échantillons qui doivent être testés pour la COVID-19

Le diagnostic repose sur la mise en évidence du virus par la technologie RT-P.C.R (amplification génique après transcription inverse) sur des frottis nasopharyngés87. Cependant, ce diagnostic n’est pas à la portée de tous les systèmes de santé, et il n’existe pas de diagnostic sérologique à l’heure actuelle. La spécificité de ce test est de 100 % mais la sensibilité n’a pas de 100%.

Chez les sujets asymptomatiques ou encore symptomatiques (c’est-à-dire à un stade infra clinique) le scanner (tomodensitométrie ou TDM) montre néanmoins des changements précoces dans les poumons (opacités en verre dépoli unilatérales).

Le diagnostic différentiel se repose sur : Infection virale à H5N1, H7N9, grippe et toutes infections pulmonaires bactériennes et virales y compris MERS, SRAS et tuberculose.

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