Maladies Non Transmissibles/Facteurs de risque des MNT

MNT-Maladies Non transmissibles

Les MNT partagent des facteurs communs de risque. L’OMS retient une liste restreinte de 8 facteurs de risque modifiables, faciles à mesurer. Ces facteurs de risque prennent en compte 80% de la charge de morbidité liée aux MNT. Les données disponibles ont été recueillies au cours de l’Enquête STEPS réalisée dans la ville de Conakry et en Basse Guinée.

Tabac

Le pourcentage de la population fumant actuellement du tabac est de 12,8%, dont 23,2% chez les hommes et 2,0% chez les femmes. Ce pourcentage est de 10 % à Conakry, 10,5% en zone urbaine et 16,7 % en zone rurale Basse Guinée.

Alcool

Le pourcentage de la population qui consomme de l’alcool actuellement (ceux qui ont bu de l’alcool au cours des 30 derniers jours) est de 2,3%, dont 3,9% chez les hommes et 0,6% chez les femmes. Ce pourcentage est de 3,5% à Conakry, 2,5% en zone urbaine et 0,7 % en zone rurale en BG.

Consommation insuffisante de fruits et légumes

Le pourcentage des adultes qui consomment moins de 5 portions de fruits et légumes en moyenne par jour était de 79,3% dont 81,2% chez les hommes et 77,3% pour les femmes. Ce pourcentage est de 88 % à Conakry, 77,8% en zone urbaine et 69,4% en zone rurale en BG.


Bas niveau d’activité physique

Le pourcentage de la population qui a un niveau bas d’activité physique (soit 600 MET-minutes/ semaine) était de 14% ; 9,2% chez les hommes et 19,3% pour les femmes. Ce pourcentage était de 19,3% à Conakry, 20% en zone urbaine et 6,3% en zone rurale en BG.

Surcharge pondérale et obésité

Le pourcentage de la population atteint de surcharge pondérale est de 18,2% dont 11,4% chez les hommes et 25,8% pour les femmes. Ce pourcentage était de 23 % à Conakry, 25,8% en zone urbaine et 10,1% en zone rurale pour la BG.


Hyperglycémie modérée à jeun

Le Pourcentage de la population ayant des troubles de la glycémie à jeun défini par une valeur du sang total capillaire ≥ 100mg/dl et 110mg/dl est de 1,6% ; 1,9% chez les hommes et 1,3% pour les femmes. Ce pourcentage est de 2,3 % à Conakry, 0,3% en zone urbaine et 1% en zone rurale pour la BG.

Hypercholestérolémie

Le pourcentage de la population ayant un taux de cholestérol élevé (≥ 190 mg/dl ou actuellement sous traitement médical pour un cholestérol élevé) : 9,8% dont 6,3% chez les hommes et 13,4% pour les femmes. Ce pourcentage est de 14,3 % à Conakry, 11,5% en zone urbaine et 4,1 % en zone rurale en Basse Guinée. Les données STEPS n’ont pas été recueillies pour les autres régions de la Guinée. Peu d’informations sont disponibles sur les facteurs de risque spécifiques pour la drépanocytose (consanguinité) et certains cancers (infections virales : hépatites B et C, papillomavirus, Aflatoxines, etc.).

Association de facteurs de risque pour les MNT

Le pourcentage de la population de 25 à 44 ans qui avait 3 facteurs de risque ou plus était de 15,4% ; ce pourcentage était de 21,6 % pour les sujets âgés de 25 à 64 ans et de 35,2% pour les sujets âgés de 45 à 64 ans. Le pourcentage de la population de 25 à 64 ans qui n’avait aucun des facteurs mentionnés ci-dessus n’était que de 7,9%. Les informations sur les associations de facteurs de risque des autres pathologies MNT ne sont pas disponibles.

Lien interne :

Les liens de cause à effet

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a identifié des facteurs de risque importants pour les maladies non transmissibles. On sait que les facteurs de risque comme les antécédents d’une personne, son style de vie et son environnement augmentent la probabilité de certaines MNT. Il s’agit de l’âge, du sexe, des antécédents génétiques, l’exposition à la pollution de l’air et les comportements. Les analyses ont démontré que 80% des MNT sont associées à trois grands facteurs de risque comportementaux – l’abus de drogue ou d’alcool, les mauvaises habitudes alimentaires et le manque d’activité physique. D’autres facteurs de risque plus élevés de MNT sont liés aux conditions économique et sociale d’une personne, ce sont les « déterminants sociaux de la santé ».

Travail et style vie

Les origines des maladies non infectieuses et non transmissibles sont multifactorielles et il est difficile de séparer la génétique, le style de vie et les facteurs liés à l’environnement et au travail. L’évolution des technologies, les techniques de contrôle, la compréhension de la science et l’acceptation culturelle font évoluer les connaissances, les perceptions et les responsabilités. Pour les entreprises, il est important de distinguer d’une part les maladies professionnelles pour lesquelles elles ont des responsabilités juridiques en matière de prévention et souvent de réinsertion et d’indemnisations, et d’autres part les maladies liées à des facteurs génétiques, environnementaux ou de style de vie pour lesquelles elles n’ont pas de responsabilité morale ou juridique, ni la possibilité de les contrôler.

En quoi les MNT sont un sujet d’inquiétude pour les entreprises ?

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les MNT sont de loin la principale cause de mortalité dans le monde, représentant plus de 60% des décès, chiffre qui est susceptible d’atteindre 80% d’ici 2030 ; alors que les décès causés par les maladies infectieuses, les affections maternelles et périnatales et les carences nutritionnelles devraient diminuer. Cela concerne tous les groupes d’âge, toutes les régions du monde et les hommes aussi bien que les femmes. Les conséquences d’une mauvaise santé associées aux MNT représentent une surcharge pour les ressources disponibles. Une grande partie des MNT sont évitables et elles partagent des facteurs de risque comportementaux modifiables comme l’abus d’alcool et de drogue, une mauvaise alimentation et le manque d’exercice physique. Ces facteurs de risque mènent au surpoids, et à l’obésité, à l’hypertension et à un taux de cholestérol élevé.

Si des mesures ne sont pas prises, on estime que d’ici trente ans le coût total des dépenses dues aux MNT s’élèvera à des billions de dollars de ressources perdues et représentera un fardeau pour les systèmes de soins de santé, la société et les économies. Il existe des interventions réalisables et rentables pour réduire le fardeau et l’impact des MNT; de plus des actions soutenues pour éviter les facteurs de risque et améliorer les soins de santé pourraient éviter des millions de décès prématurés évitables dans le monde et épargner des millions en matière de coûts de soins de santé.

Les MNT sont importantes pour les entreprises parce que

Les entreprises ont besoin de la présence des travailleurs à leur niveau optimal pour qu’ils contribuent à des entreprises durables, à des perspectives de croissance d’emploi et aux économies de façon générale.

Le lieu de travail est un endroit important car c’est une source d’information et d’éducation concernant les quatre principales MNT que l’on considère comme évitables car leurs facteurs de risque sont modifiables.

 Dans beaucoup de pays, l’employeur est souvent la seule ou la meilleure source d’information accessible concernant les soins de santé et les interventions et il peut parfois pourvoir aux besoins financiers permettant d’avoir accès à ces services.

Les informations médicales fournies aux travailleurs peuvent parvenir à leur famille et à la communauté.

On considère que certaines entreprises sont liées aux causes des MNT, comme par exemple l’alimentation, les boissons et le tabac et elles doivent en tenir compte dans leur planification stratégique. Les questions relatives aux MNT représentent à la fois des opportunités et des menaces pour les entreprises.

Certaines entreprises sont perçues comme pouvant apporter des solutions au niveau de la prévention et de l’atténuation des MNT comme les activités sportives, les produits pharmaceutiques et les soins de santé. Les questions concernant les MNT sont pour elles un atout.

D’autres entreprises qui ne sont pas directement identifiées aux MNT doivent prendre en considération les menaces et les opportunités secondaires dérivées des politiques et des mesures axées sur les MNT.

MNT – une question de politique de développement

Les Nations Unies ont fait de la réduction des MNT une priorité nécessitant une action coordonnée entre les différentes agences de l’ONU sous la direction de l’OMS. Cela permettra d’atteindre plusieurs Objectifs du Millénaire pour le Développement, de sauver des millions de vies et d’accroître les initiatives de développement. L’OMS élabore actuellement :

 un cadre mondial de suivi complet, reprenant des indicateurs, et un ensemble d’objectifs mondiaux volontaires pour la prévention et le contrôle des MNT.

Un plan d’action mondial pour la prévention et le contrôle des MNT couvrant la période 2013- 2020, mettant à profit les enseignements du plan 2008–2013 et cohérent avec les stratégies et les outils existants de l’OMS sur l’usage du tabac, l’abus d’alcool, la mauvaise alimentation et l’inactivité physique.

Partenariats d’entreprises

Les MNT peuvent être prévenues dans une large mesure par des interventions efficaces s’attaquant aux facteurs de risque communs comme : l’usage du tabac, les mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique et l’abus d’alcool. L’OMS reconnaît qu’il faut également impliquer certaines parties du secteur privé pour atteindre les objectifs et il faut renforcer et faciliter l’action multisectorielle pour la prévention et le contrôle des MNT. L’OMS a pour cela l’intention d’établir des partenariats efficaces et transparents, en protégeant la santé publique d’éventuels conflits d’intérêts. L’OIE représente les divers intérêts des employeurs lors des discussions politiques.

Si les entreprises doivent être un partenaire efficace pour aider les agences internationales ainsi que les acteurs régionaux, nationaux et locaux à mettre en place la prévention des MNT, elles devront prendre part aux discussions politiques pour assurer que l’évolution respecte les impératifs des entreprises. Les acteurs du monde des affaires doivent également s’impliquer au niveau de la conception et de la mise en œuvre des actions afin de s’assurer que les initiatives et les messages des entreprises soient cohérents avec ceux du système de soins de santé au sein duquel ils opèrent.

8.4 Cancer

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